Par François Pellet (alias Arkangel)

Nous voici en présence de 2 voitures quasiment identiques mais pourtant si différentes, regardons de plus près les détails entres ces deux kits.
Le premier kit, la version RTR est monté à 80%, il ne reste donc que l'électronique et la tringlerie à mettre en place, coller les pneus sans oublier les piles pour pouvoir rouler.
La version SS est livrée entièrement à monter, c'est donc 2 bonnes soirées qu'il vous faudra pour mener à bien votre tâche et comme dans quasiment toutes les versions orientées loisir très poussé voir même compétition, celle-ci est livrée sans moteur et sans carrosserie.

Qu'est ce qui est si différent ?
Sur la SS, ce sont des biellettes à pas inversées contre de simples tirants plastiques pour la version normale, la boite à vitesse est fournie ainsi qu'un vrai coude d'échappement sur la SS contre un renvoi en alu et pas de boite sur la normale.
Les châssis portent des numéros de référence différents, j'ai bien regardé et je n'y ai pas vu une seule différence de forme ou d'épaisseur, à voir…
Mais alors, pourquoi payer un châssis de SS plus chère qu'un châssis RTR, sachant qu'un châssis RTR d'origine coûte environ 469 euros auxquels il faut ajouter le prix de l'électronique, environ 100 euros, ce qui nous fait 569 euros pour une voiture qui est prête à rouler ?
Le kit SS se vend environ 335 euros, il faut ajouter le prix d'un moteur, environ 134 euros et une carrosserie à 30 euros, sans compter l'électronique à 100 euros, ce qui nous fait 599 euros.
Bon voyons les choses autrement, on voit bien que la SS est 30 euros plus chère, mais elle possède des options qui amélioreraient grandement la version loisir et ce même si vous n'ambitionnez pas de faire de la compétition. Si on compte bien, une boite à vitesse option vous coûte environ 100 euros, le coude à 26 euros et le set de biellettes inversées à 30 euros soit une différence entre les deux kits pour une mise à niveau de la version RTR de 126 euros supplémentaires, donc si vous ne rechignez pas à monter vous-même votre voiture, opter pour une SS, vous aurez bien plus pour ce que j'appellerais une vrai économie sans compter le fait que vous connaîtrez mieux votre voiture en l'ayant monter vous-même !

Mettons un peu de coté l'aspect financier et regardons d'un peu plus près ce qu'il en est réellement, les châssis sont tous les deux en alu anodisé violet, ajouré au niveau du volant moteur et de la transmission centrale, toute la transmission se fait par cardans partant de la cellule centrale attaquant les 2 différentiels disposés dans leur cellule respective.
La platine supérieure, qui supporte et abrite tout l'électronique se retire d'une seule pièce, bien pratique pour le nettoyage, le pack d'accus ou de piles ainsi que le récepteur (en choisir un pas trop grand) seront bien protégés dans leur caisson respectif.
Le système de freinage est confié à un disque de frein en plastique, plutôt normal sur la version RTR mais dommage sur la SS, dans un cas comme dans l'autre, c'est une pièce qu'il faudra changer au plus vite.
A ce niveau de montage, la version SS a reçu plusieurs options supplémentaires, dans le désordre, étriers en alu, cardans homocinétiques partout, supports amortisseur et platine supérieure en carbone, amortisseurs à corps fileté, cellule centrale en alu, disques de frein en acier perforé ventilé et pour terminer résonateur en alu. Bon toutes ces options ont fortement augmenté le prix, mais qu’est ce que c’est beau ! Certaines options sont purement esthétiques et d’autres sont réellement là pour l’efficacité. J’oubliais l’ajout d’un Fail safe.

Passé ces petites réjouissances, c’est sur la piste que nous allons tester ces deux petits bolides, tout d’abord le rituel du rodage, 3 pleins (en 10%) bien gras, puis quelques tours toujours le pointeau bien ouvert, on referme le tout et on commence à ouvrir les gaz en douceur (on finit de rouler en 25%).
Premières constatations, le moteur d’origine de la version RTR a une bonne vitesse de pointe, et une bonne reprise à moyen et haut régime, il n’y a qu’en bas régime qu’il peine un peu, mais rien de bien grave en définitive.
En ce qui concerne la SS, qui est montée avec un novarossi 12, la vitesse de pointe est tout simplement hallucinante, la boite de vitesse aidant bien, le bruit du moteur est métallique à souhait, on sent la bonne reprise dans toute la plage de vitesse.
Au niveau du comportement routier, les réglages des biellettes ont été calqués sur les tirants de la RTR, pas trop de surprise, les voitures tournent correctement, légère tendance au sous virage, le train avant mène la danse.
Ce sont des voitures qui sont faciles à rouler, le plaisir est immédiat. La fiabilité et la qualité de ces châssis vous apporteront, j'en suis sur, entière satisfaction.
Source : PETIT R/C (par François Pellet (alias arkangel))